La philosophie Bantoue – Préface

Trad. du Néerlandais p. A. Rubbens
Elisabethville 1945. 158 p.

Avant-Propos de Lovania

L’ouvrage du Père Placide Tempels, La Philosophie Bantoue, est le premier parmi les livres que Lovania fera paraître sur les questions indigènes principalement d’ordre social. Quand des études étendues et importantes sont faites sur ces questions, il est utile qu’elles paraissent sous forme de livres. Un travail dont la valeur et l’ampleur indiquent qu’il paraisse sous cette forme en acquiert un caractère autonome et dans une certaine mesure définitif.

Maints chercheurs au Congo élaborent des travaux qui édités en forme de livres apporteront une documentation indispensable aux nombreuses personnes qui portent leur intérêt aux questions indigènes.

La Philosophie Bantoue du Père P. Tempels, travail méthodique d’un observateur sagace et érudit, commence de façon heureuse la liste des livres de l’Edition Lovania. Nous espérons que nos lecteurs tireront grand profit de la documentation et de l’enseignement qu’ils y trouveront.

Nous faisons hommage de l’œuvre de publication que nous allons entreprendre à la Sedes Sapientiae, Patronne de l’Université Catholique de Louvain. Qu’elle soit notre protectrice.

LOVANIA
Quets, Président du Comité d’Etude
Elisabethville, juillet 1945.

PRÉFACE

Mon excellent ami, le R.P. Placide Tempels, me demande une courte préface. Je ne puis en donner de meilleure, que de traduire ce passage d’une lettre redue de lui lorsque je venais de mettre fin à ma courte carrière coloniale.
… Chose curieuse, c’est par beaucoup d’affirmations et de nuances qui me choquent dans vos Éléments de Droit Coutumier Nègre, que vous m’avez forcé à expliciter et synthétiser ma pensée.

Je me sentais contrarié, non pas parce que vos éléments sont faux, mais parce que posant si profondément la vraie question, et l’examinant, ils s’égarent encore un peu… juste au dernier moment, et ne donnent pas au clou le coup de grâce. Read more

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La philosophie Bantoue – Chapitre 1 ~ A la trace d’un Philosophie Bantoue

I – La vie et la mort conditionnement le comportement humain.
Il a été constaté souvent qu’un Européen, qui avait abandonné au cours de sa vie toute pratique religieuse chrétienne, revient aisément à l’attitude chrétienne lorsque la souffrance ou l’agonie soulève le problème de la conservation et de la survie, ou de la perte et de la destruction de son être. Beaucoup de sceptiques ne reviennent-ils pas, à l’article de la mort, chercher, dans l’antique doctrine chrétienne occidentale, la solution pratique du problème de la rédemption ou de la damnation. La souffrance et la mort sont toujours les deux grands apôtres, qui en Europe ramènent, à l’ultime moment, bien des égarés à notre traditionnelle sagesse chrétienne.
De même voyons-nous nos bantous, évolués « civilisés », voire chrétiens, qui retournent à leurs comportements anciens chaque fois qu’ils sont sous l’emprise des ennuis, du danger ou de la souffrance. C’est parce que leurs ancêtres leur ont laissé leur solution pratique du grand problème humain, du problème de la vie et de la mort, de la salvation ou de la destruction. Les bantous, trop superficiellement convertis ou civilisés, retournent donc, poussés par une force déterminante, au comportement qui leur est dicté par leur atavisme.
Chez les bantous, et vraisemblablement chez tous les peuples primitifs, la vie et la mort sont les grands apôtres de la fidélité à la ‘magie’ et du recours aux pratiques ‘magiques’ traditionnelles.

II- Tout comportement humain repose sur un système de principes.
Si l’Européen moderne et hypercivilisé ne parvient pas à se libérer de l’attitude ancestrale, c’est parce que ses réflexes reposent sur un système complet philosophique, d’inspiration chrétienne, sur une conception intellectuelle, claire, complète et positive, de l’univers, de l’homme, de la vie et de la mort et de la survie d’un principe spirituel : l’âme. Cette acception du monde visible et invisible est imprimée trop profondément dans l’esprit de la culture occidentale pour ne pas ressurgir irrésistiblement lors des grands événements de la vie..

II est fort possible, tant pour l’individu que pour le groupe clanique, ou pour les peuples, que ce soient précisément les systèmes de la vie et de la mort, de la permanence et de la destruction, qui aient engendré la peur, agent psychologique, ayant donné naissance à certains comportements et à certaines pratiques rédemptrices. Il ne serait pourtant guère scientifique de ne retenir, comme seul fondement de ces comportements, que l’influence du milieu et les facteurs psychologiques (émotion, fan­taisie ou imagination puérile). II ne s’agit pas en effet d’étudier l’attitude de quelques individus. Il s’agit de comparer deux conceptions de la vie, ‑ la conception chrétienne d’une part et la conception magique d’autre part, ‑ qui se sont perpétuées à travers le temps et dans l’espace, deux conceptions qui, au cours des siè­cles, ont embrassé des peuples et des groupes culturels entiers. Read more

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La philosophie Bantoue ~ Chapitre II – L’Ontologie des Bantous

La terminologie utilisée.
Avant d’aborder l’exposé de la philosophie bantoue, il nous faut justifier l’emploi des termes auxquels nous devons recourir. Ceci préviendra certaines objections.
Puisque nous traiterons de philosophie, il nous fau­dra user du vocabulaire philosophique accessible au lecteur européen. Comme les peuples bantous ont une pensée étrangère à la nôtre, nous l’appelerons provisoi­rement ‘philosophie magique’, nos mots ne couvriront peut-être pas complètement leur pensée. Nos vocables ne fourniront qu’une approximation des concepts et principes qui nous sont étrangers.
Même si nous avions recours à une traduction litté­rale du terme bantou, il nous faudrait l’expliquer au lec­teur non averti de la portée des expressions indigènes.
Force nous est donc de puiser dans notre vocabu­laire français, quitte à préciser chaque fois les restric­tions ou extensions, qu’il y a lieu d’apporter à leur signification reçue, pour exprimer le concept bantou avec exactitude.
Si notre terminologie paraissait inadéquate au lecteur, malgré cette précaution, nous l’invitons à en proposer une autre, afin de progresser à la faveur de sa collaboration, vers une solution plus parfaite.
La présente étude ne prétend d’ailleurs pas être plus qu’une hypothèse, un premier essai de développement systématique de ce que serait la philosophie bantoue.

Il y a lieu d’y distinguer deux éléments bien distincts:
– l’analyse de la philosophie bantoue ainsi qu’elle m’est apparue.
– l’expression dans laquelle j’ai tenté de la rendre accessible au lecteur européen

Ainsi, même si cette expression paraissait défec­tueuse, il ne faudrait pas en déduire que l’objet même de cette étude, l’analyse de la pensée bantoue, s’en trou­verait entachée. Je prie le lecteur de bien vouloir vouer sa meilleure attention au problème essentiel de l’étude de la pensée bantoue, plutôt que de l’abîmer sur la question accessoire de la terminologie.

La méthode.
Comment faire un exposé systématique de la philosophie bantoue tout en justifiant l’objectivité de l’hypothèse ? Il nous faut en effet montrer la cohésion de la théorie proposée, et cependant prouver sa validité et son application aux réalités de la vie bantoue.
Nous pourrions commencer par des rapprochements entre les langages, les comportements, les institutions et les coutumes des bantous; nous pourrions les analyser et en dégager les idées fondamentales; finale­ment nous pourrions construire, depuis ces éléments, un système de la pensée bantoue.
Tel est bien, en fait, la voie que j’ai suivie. C’est la voie ardue des tâtonnements et des recherches, où une idée reçue doit aussitôt être rejetée, où une apparente lueur peut égarer dans les ténèbres. C’est un patient labeur qui ne permet qu’à la longue de définir des no­tions précises s’emboîtant en un système logique. J’ai voulu épargner ces détours au lecteur. Read more

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‘Samen maken we Nederland dementievriendelijker!’ ~ Hoezo dementievriendelijk?

LogoDementieHet polderen is nooit ver weg als zich in ons land een lastig maatschappelijk probleem aandient. Zo gaan we het spookbeeld van dementie te lijf met een deltaplan dementie. En luidt de campagne die de overheid onlangs lanceerde: Samen maken we Nederland dementievriendelijker! Zeg daar maar eens nee tegen. Toch een aantal kritische noten.

Eerst de dementie. Hoe ernstig is de situatie? Het goede nieuws is dat we gemiddeld steeds ouder worden en langer gezond blijven. Daar zit ook een keerzijde aan, want door deze hogere leeftijd loopt de komende generatie ouderen wel meer risico op dementie. In percentages is die kans 10% bij mensen boven de 65, en loopt dit op naar ruim 20% boven de 80, tot 40% boven de 90 jaar. Het is een populatie die de komende dertig jaar in omvang groeit. Nederland telt nu nog ruim 260.000 mensen met dementie, over dertig jaar zijn dit naar verwachting zo’n 400.000. Daarmee is het tegen die tijd volksziekte nummer één. En waarschijnlijk ook de grootste kostenpost in de gezondheidszorg. In 2013 werden die kosten geraamd op 4 miljard per jaar, vijf procent van het totale bedrag dat omgaat in de zorg. Deze uitgaven zullen per jaar met 2,7 % stijgen. Een groeiend aantal ouderen met dementie heeft grote gevolgen, allereerst voor de zorg, maar er dreigt ook een gigantisch financieel probleem.

Kostbaar bezit
Driekwart van de mensen met dementie woont thuis, dat is dankzij de hulp van mantelzorgers, vrienden, vrijwilligers en aanvullende professionele zorg aan huis. Het is alleen de vraag of dit over dertig jaar nog zo is, want de overheid wordt steeds kieskeuriger in het verstrekken van zorg en hulp in de huishouding. Daar staat weer tegenover dat er in brede kring overeenstemming bestaat over het streven om ouderen, ook als ze dementie hebben, zo lang mogelijk zelfstandig thuis te laten wonen. Dit komt overeen met de wens van ouderen zelf. Voor het gros van hen is het verblijf in hun vertrouwde omgeving een kostbaar bezit, zeker als het geheugen hen in de steek begint te laten. Maar naarmate hun dementie toeneemt, wordt ook de druk van de omgeving groter om uit te wijken naar een zorgvoorziening. Bijvoorbeeld op het moment dat de inrichting van het huis tekortschiet en er aanpassingen nodig zijn. Of wanneer er steeds meer aanvullende zorg moet komen en het verblijf thuis heel duur wordt. In een later stadium van het ziekteproces spelen financiën steeds meer een rol bij deze afwegingen.

Dutch approach
Het streven dat ouderen zo lang mogelijk zelfstandig in hun huis wonen, staat ook bij de overheid hoog in het beleidsvaandel. Begin mei dit jaar, gaf staatssecretaris Martin van Rijn tijdens een groot internationaal congres in Amsterdam een toelichting op de hoofdlijnen van zijn dementiebeleid. Als tijdelijk EU-voorzitter had Nederland experts uit heel Europa uitgenodigd om hier kennis en ervaringen uit te wisselen omtrent de aanpak van dementie. Bij die gelegenheid introduceerde de bewindsman zijn ‘Dutch approach’. Een aanpak die bestaat uit twee pijlers. Als eerste een omvangrijk onderzoeksprogramma om greep te krijgen op de oorzaken van dementie en medicijnen te vinden om de ziekte te genezen. In 2013 stelde de bewindsman hier 32,5 miljoen euro voor beschikbaar. De tweede pijler is een sociaal programma, dat richt zich op het verbeteren van de zorg voor mensen met dementie en op het bevorderen van een dementievriendelijke samenleving. Hier is 16 miljoen euro vooruit getrokken.
Om dit sociale programma te voorzien van een breed draagvlak, heeft Van Rijn een deltaplan Dementie in het leven geroepen. Volgens de mores van het poldermodel is dit een netwerkorganisatie waarin een keur aan publieke en private organisaties langs drie sporen met elkaar samenwerkt. Als eerste is dat het tot stand komen van netwerken waarin mantelzorgers en andere direct betrokkenen hun zorg kunnen afstemmen met een vast team zorgprofessionals. Het tweede spoor is gericht op het verbeteren van de kwaliteit van de zorg door goede praktijkvoorbeelden onder de aandacht te brengen. Om die kwaliteit te bewaken is een landelijke Zorgstandaard Dementie ontwikkeld. Het derde spoor gaat over een campagne voor dementievriendelijk Nederland. Read more

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