Définir l’islamophobie et ses manifestations politiques après les attentats de « Charlie Hebdo »

Ills.: UK Human Rights Blog

Résumé

Cet article examine les difficultés rencontrées par les définitions contemporaines de l’islamophobie, notamment celle de l’influent rapport Runnymede, face aux réactions des responsables politiques européens aux attentats de janvier 2015 à Paris. L’application de la méthode d’analyse du discours politique (ADP) à ces réactions souligne leur ambiguïté eu égard aux définitions contemporaines de l’islamophobie, et justifie de les affiner.

Mots clés
Islamophobie, rapport Runnymede, attentats de Charlie Hebdo, Union européenne, populisme.

Cet article est la version traduite et condensée de: Bogacki Mariusz, de Ruiter Jan Jaap et Sèze Romain, Defining Islamophobia and its socio-political applications in the light of Charlie Hebdo attacks in Paris, Rozenberg Quartely, 2019. URL: 
http://rozenbergquarterly.com/the-charlie-hebdo-attacks-in-paris-defining-islamophobia-and-its-socio-political-applications/

Introduction
L’étude des réactions de peur ou d’hostilité à l’égard de l’islam et des musulmans a connu un tournant avec la publication du rapport Islamophobia : a challenge for us all (Runnymede Trust, 1997 et 2016), par la Commission on British Muslims and Islamophobia, créée par le Runnymede Trust (groupe de réflexion indépendant). Cette étude pionnière propose d’identifier les causes et manifestations de l’islamophobie, définie comme « une hostilité non fondée envers l’islam », une « crainte ou [une] haine de l’islam, et donc […] la peur ou l’aversion des musulmans ou de la plupart d’entre eux » (Runnymede Trust, 1997, 1), et les « conséquences d’une telle hostilité en matière de discriminations […] et d’exclusion des activités politiques et sociales » (idem, 4). Les auteurs opèrent cependant une distinction fondamentale entre « la peur phobique de l’islam [qui] caractérise des attitudes fermées, et les désaccords et critiques légitimes [qui] caractérisent des attitudes ouvertes » (idem, 4). Cette distinction repose sur huit clivages dans la façon d’appréhender l’islam et les musulmans : uniformité/diversité, séparation/interaction, infériorité/différence, adversité/partenariat, manipulation/sincérité, rejet/considération de la critique de l’Occident, justification/réprobation des discriminations, justification/réprobation de l’islamophobie (idem : 5).

Bien que ce rapport demeure une référence, il a commencé à être vigoureusement critiqué dix ans après sa publication, en particulier pour cette distinction entre « attitudes fermées » et « ouvertes ». Cette binarité tend à résumer l’attitude envers l’islam et les musulmans à de l’islamophilie ou à de l’islamophobie, tout en objectivant par effet de miroir des représentations symétriquement opposées de musulmans « bons ou mauvais », quoiqu’il en soit essentialisés, (Allen, 2010, 76). « L’islamophobie ne peut être déterminée et définie par le “type” de musulmans qui en sont victimes. Elle doit aller plus loin et tenir compte de la reconnaissance d’un “caractère musulman” réel ou perçu », car cette approche réduit l’islamophobie à un « phénomène à la fois trop simpliste et largement superficiel, défini davantage par les caractéristiques des victimes que par la motivation et les intentions des auteurs » (idem, 79-80). Or, cette approche néglige ce faisant l’existence d’un angle mort : il existe en effet des préjugés qui ne procèdent pas d’attitudes « fermées », mais qui sont la conséquence de différences de cultures, de représentations du monde et de valeurs. Les musulmans qui ne se laissent pas réduire à cette binarité sont ainsi exclus de ce traitement de l’islamophobie, et peuvent de ce fait devenir les victimes oubliées du phénomène.

Les analyses de Chris Allen invitent à considérer de nouveaux aspects des manifestations de l’islamophobie, toujours plus ambigus et complexes après le 11 Septembre, comme l’illustrent les débats contemporains sur  le niqab, le multiculturalisme et les processus d’intégration religieuse et culturelle en Europe. À sa suite, divers chercheurs ont alors souligné les limites du rapport Runnymede, et proposé des alternatives. Deepa Kumar (2012, 2) et Ibrahim Kalin (2011, 11) se concentrent davantage sur la dimension racialisante du phénomène. Tahir Abbas (2011, 65), Nathan Lean et John Esposito (2012, 13) en analysent les aspects phobiques. Mohamed Nimer (2011, 78), Hedvig Ekerwald (2011) et Tahir Abbas (2011) s’intéressent aux caractéristiques culturelles et religieuses de l’islamophobie. Même Chris Allen (2010, 190) a tenté de proposer une définition alternative qui, si exhaustive soit-elle, présente une longueur et des incohérences telles qu’elle s’avère peu opérationnelle. Jocelyne Césari (2011) est sans doute celle qui acte le plus précisément ces difficultés. Elle souligne que le terme « islamophobie » est contestable parce qu’il est souvent « appliqué de manière imprécise à des phénomènes divers, allant de la xénophobie à l’antiterrorisme. Il regroupe toutes sortes de discours et d’actes en suggérant qu’ils émanent tous d’un même noyau idéologique, issu d’une peur irrationnelle (phobie) de l’islam » (idem, 21). C’est donc l’ambiguïté du terme permise par sa généralité qui rend impossible son application aux phénomènes divers qui peuvent naître des préjugés à l’égard de l’islam, mêlant préjugés et idéologies politiques variées.

Ces débats ont justifié une actualisation du rapport Runnymede, vingt ans après sa publication en 1997, dans l’objectif « d’améliorer la précision et la qualité des débats, ainsi que des politiques publiques pour lutter contre l’islamophobie » (Elahi, Khan, 2017, 1). Sur la base des réactions au rapport Runnymede, le groupe de réflexion en propose deux nouvelles définitions. La première, abrégée, définit l’islamophobie comme un « racisme antimusulman ». La seconde, plus détaillée, la définit comme « toute distinction, exclusion, restriction ou préférence à l’égard des musulmans (ou perçus comme tels) qui a pour objet ou pour effet d’annuler ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, sur un pied d’égalité, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel ou tout autre domaine de la vie publique » (ibid.). Certains contributeurs à ce rapport ont également questionné la pertinence du terme « islamophobie ».

Après avoir discuté de notions de « racisme antimusulman », « préjugés antimusulmans » et « discriminations antimusulmans », Shenaz Bunglawala conclut à la nécessité de conserver le terme « islamophobie » pour deux raisons. Premièrement, il ressort des contenus médiatiques (britanniques) que le terme « islam » a plus souvent une charge péjorative que le terme « musulman », « plaçant ainsi l’appartenance perçue à un groupe au cœur de ces stéréotypes » (Bunglawala, 2017, 70). Deuxièmement, « adopter une terminologie centrée sur la victime (i.e. sur le « musulman » et non sur « l’islam ») risquerait de mener la lutte contre l’islamophobie à manquer sa cible et à oublier de prendre en considération le contexte favorable à l’uniformisation des représentations sur l’islam et les musulmans ». À revers des autres contributeurs, Shenaz Bunglawala argue en faveur de la pertinence de la dichotomie opposant attitudes « ouvertes » et « fermées », notamment au regard de la définition de l’islamophobie comme « racisme antimusulman » : « à une époque où les termes “islam”, “islamique”, “islamiste extrémiste” et “islamiste” sont fréquemment chargés de connotations péjoratives, est-il si étonnant que “l’islamophobie” conserve son pouvoir de nommer l’objet de la haine ? » (idem, 72).

Il ressort de ces débats qu’il est nécessaire de se départir des prénotions sur les victimes a priori pour examiner la pertinence des définitions de l’« islamophobie » au regard des manifestations qu’elles recouvrent dans un contexte donné. Sachant qu’elles ont crû tout en se complexifiant après le 11 Septembre, dans quelle mesure la résurgence du djihadisme depuis le milieu des années 2000 en Europe et les réactions qu’elle suscite interrogent-elles la pertinence de ce terme ? Afin d’apporter des éléments de réponse à cette question, seront examinées les réactions des responsables politiques européens à des attentats djihadistes qui les ont récemment tous interpelés : ceux de janvier 2015 à Paris. Ces évènements ont en effet concouru à renforcer les discours et pratiques discriminantes à l’endroit des musulmans dans l’Union européenne (Foundation for Political, Economic and Social Research, 2016), tout particulièrement dans le contexte des débats sur la radicalisation où les populations musulmanes font facilement figure d’ennemi intérieur (Baker-Beall et al., 2015 ; Ragazzi, 2016). Les réactions des responsables politiques à ces attentats sont en effet propres à faire apparaître les ambiguïtés liées à l’appréhension contemporaine de l’islamophobie, donc à inviter à réviser sa définition d’une part, et à réfléchir à ses implications sur les plans politique, législatif et social d’autre part.

Après avoir décrit la méthodologie appliquée pour construire le corpus des discours et les analyser (1), seront présentés les résultats de l’analyse du discours politique (2), avant de conclure par des propositions visant à cerner plus pertinemment les discours discriminatoires à l’endroit de l’islam et des musulmans.

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Frantz Fanon: Black Skin, White Mask [documentary]

Frantz Fanon, also known as Ibrahim Frantz Fanon, was a French West Indian psychiatrist and political philosopher from the French colony of Martinique, whose works are influential in the fields of post-colonial studies, critical theory and Marxism.

Filmmaker and installation artist, Isaac Julien CBE RA, was born in 1960 in London, where he currently lives and works. His multi-screen film installations and photographs incorporate different artistic disciplines to create a poetic and unique visual language. His 1989 documentary-drama exploring author Langston Hughes and the Harlem Renaissance titled Looking for Langston garnered Julien a cult following while his 1991 debut feature Young Soul Rebels won the Semaine de la Critique prize at the Cannes Film Festival.

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The Initiative For Fair Open Access Publishing In South Asian Studies ~ The 2020 Manifesto

The 2020 Manifesto for Fair Open Access Publishing in South Asian Studies

Profiteering and restricted access have led to a crisis in academic publishing. The Fair Open Access movement is best promoted by mobilizing individual disciplines. With this manifesto, we, an open group of scholars of classical and modern South Asian Studies, declare our support for Fair Open Access publishing.

§1  As is well known, the impact of publications is very often contingent on factors independent of the quality of the research or the competence of the authors. This includes that the research is published in a renowned journal (or other publication medium), by a renowned editor, or – and this has become a major problem – by a prestigious publishing house.

§2  Most of the prestigious publication media are nowadays controlled by a small number of profiteering international publishers. These companies often sell their products at unjustifiably high prices. Much of the editorial work, on the other hand, is outsourced to researchers (or their co-workers, assistants, employees, secretaries etc.). Because they depend on the prestige capitalized on by the publishers, they generally do this without payment. This situation has led to a real crisis in academic publishing.

§3  The Open Access (OA) movement is a reaction to this development: the advance of digitization has made it easy to make the results of research freely available on the internet. OA publishing offers free access to research, regardless of an individual’s financial means or affiliation with a subscribing institution. In the OA model, the individual reader does not pay (except, of course, in the case of printed works). Instead, the publication costs are borne by universities, libraries, scholarly societies, professional associations or other scholarly institutions. While in the wake of this development a number of institutions have founded in-house publishing projects, some commercial publishers have started to offer OA as well.

§4  In order to compensate for the revenue losses resulting from the free availability of OA publications, however, some profiteering publishers have begun to calculate special fees – imposed on the authors or their institutions. Most often, these fees are unjustifiably high and overcompensate for the production costs. As a growing number of academic institutions nowadays demand that the publications of their employees be OA, they are willing to pay these fees. They even regularly schedule a special budget to finance the publishers.

§5  Ultimately, however, it is the tax payers who have to pay, often several times: funding for research and researchers, library budgets for subscription fees, acquisition of overpriced books, processing costs charged by the publishers for OA publications etc. The only reason this system functions is that researchers and their institutions are dependent on the prestige that profiteering publishers have capitalized on for commercial benefit.

Go to (incl. List of Publishers & Journals): https://foasas.org

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De Berchrede fan it Flakke Lân

Fryslân DOK
De Berchrede fan it Flakke Lân.

Tinkers formulearje in perspektyf foar de maatskippij nei de Coronacrisis. Hokker ynsjoggen kinne wy meinimme nei de takomst?

Sjoch bygelyks: De Berchrede fan Theunis Piersma:
https://www.demoanne.nl/de-berchrede-fan-theunis-piersma/

“Sa lang’t ik biolooch bin, al wer 40 jier, libje ik mei it besef dat ús wrâld ekologysk nei de barrebysjes giet. Ik wie my tige bewust dat, lang om let, ek de minsken út rike lannen dat fiele soene. Ik frege my ôf, wat sil ik der sels noch fan meimeitsje? Ik haw my de ôfrûne 20 jier geregeldwei yn ’t fel knypt en my fernuvere dat it eins sa goed giet, dat wy allegearre sa blier en blynwei trochlibje. Fansels, de ‘wanden’ hongen grôtfol mei ‘tekens’, mar wat gie it de measten fan ús dochs goed, wat koene wy lekker en goedkeap de wrâld oer reizgje om sa, nei in ritsje Schiphol en in dei of wat ‘langparkeren’, geregeldwei te ûntsnappen nei plakken mei mear romte en mear lânskip as thús.

No is it dan safier. In krisis as dy fan corona is al withoefaak troch firologen oankundige, mar ynienen komt er ús oer it mad en ynienen liket dat ‘it nei de bliksem gean’ him yn fleanende faasje ûntjout. Soks giet dus net stadich, soks rôlet oer jin hinne! Soks is as de see dy’t nei in dyktrochbraak it doarp ynienen yn it klotsende wetter set.

Ik sit thús, en folgje mei ynhâlden siken it nijs. Ik strún it ynternet ôf op syk nei ferstannich praat. It reint moaie, djippe bespegelingen. Want yn in krisis is neitinke en nij tinken nedich, en it moaie is dat sok frij tinken dan ynienen mei! Miskien wol oanmoedige wurdt. Kin ik dan einliks sizze wat ik op myn hert haw? En soe der no wol lústere wurde?”

Of De berchrede fan Oeds Westerhof:
https://www.demoanne.nl/de-berchrede-fan-oeds-westerhof/

“De flinter is in flearmûs wurden. As in orkaan fljocht it coronafirus oer de wrâld. Wa’t sûn is wurdt siik, wa’t swak is ferstjert. Dat jildt foar minsken en likegoed ek foar bedriuwen. It binne ûnwisse tiden foar elk, behalve dan foar ûnheilsprofeten, wûnderdokters, predikers fan het eind der tijden, synisy, utopisten en oare selskroane keningen fan de wissichheid.

Ik wit net wat dizze coronakrisis foar ús betsjutte sil. Ik ha in krisis fan dizze omfang nea meimakke. Myn gefoel komt it tichtst by de tiid fan Tsjernobyl en de útbraak fan aids. Dat wiene ek fan dy ûnsichtbere meunsters. De ynternasjonale spanning liket wat mear op dy fan 9-11, wylst de ekonomyske panyk wat mear oan de bankekrisis tinken docht. Eins komme al dy dingen gear yn de coronakrisis. Hoe’t it komt, dat witte we net, mar we binne yn gefaar.”

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Unesco ~ Global Open Access Portal ~ Caribbean Countries ~ English & French Speaking

UnescoThe University of West Indies (UWI) has a leading role in open access initiatives in the region. UWI is a multi campus University, with major campuses situated in Jamaica (Mona), Trinidad & Tobago (St. Augustine) and Barbados (Cave Hill). UWI at Mona offers online open access to full-text scholarly output from UWI within its MORD-Mona Online Research Database and institutional repository registered in OpenDOAR. UWI Libraries and UWI Digital Library Services Centre (DLSC) at the St. Augustine Campus, manage an institutional repository of UWI. UWI is also a member of the Networked Digital Library of Theses and Dissertations (NDLTD).

In ROAR and in OpenDOAR, are registered the repositories of the University of West Indies, the Public Digital Library e-Jamaica, and MANIOC. No mandates registered in ROARMAP.
In the Caribbean, open access initiatives promote regional collaboration and integration of digital collections, with support from foreign and international agencies for digitization and preservation of patrimonial documents and preserving memories, examples:
The Digital Library of the Caribbean (dLOC), established in 2004, is an open access cooperative, multilingual and multi-institutional digitization project of partners within the Caribbean and circum-Caribbean that provides users with open access to Caribbean cultural, historical and research materials held in archives, libraries, and private collections.
Another example of cross-institutional open access initiative is MANIOC, a scientific and cultural open access repository specializing on the Caribbean, the Amazon, the Guyana Plateau and regions or areas of interest related to these territories.

Several digital libraries from the region offer open access to special collections digitized because of their cultural, historical and research significance for countries in the Caribbean, ex.: National Library and Information System Authority (NALIS) Digital Library of Trinidad and Tobago, Digital Collections at University of West Indies St. Augustine in Trinidad and Tobago, National Library of Jamaica Digital Collections, among other.

For subject open access initiatives, several examples can be mentioned:

On legislation:
CARIBLEX, the International Labor Organization’s database of national labour legislation for the 13 ILO member States of the English- and Dutch-speaking Caribbean is maintained by the ILO’s Subregional Office for the Caribbean.
Carilaw (Caribbean Law Online) coordinated by the Faculty of Law Library, Cave Hill Campus of the University of the West Indies.

Go to: http://www.unesco.org/the-caribbean

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Walking Stories

Cover 'Walking Stories'Lisa, a fragile Indonesian woman, walked along the paths of Saint Anthony’s park. Saint Anthony is a mental hospital. Lisa was dressed in red, yellow and blue; I was looking at a painting of Mondriaan, of which the colours could cheer someone up on a grey Dutch day. She had put on all her clothes and she carried the rest of her belongings in a grey garbagebag. She looked like she was being hunted, mumbling formulas to avert the evil or the devils. I could not understand her words, but she repeated them with the rustling of her garbage bag on the pebbles of the path.

When she arrived at an intersection of two paths where low rose hips were blossoming, she stopped and went into the bushes. She lifted all her skirts and urinated; standing as a colourful flower amidst the green of the bushes and staring into the sky. A passer-by from the village where Saint Anthony’s has its headquarters would probably have pretended not to see her, knowing that Lisa was one of the ‘chronic mental patients’ of the wards. Or, urinating so openly in the park may be experienced as a ‘situational improperty’, but as many villagers told me: ‘They do odd things, but they cannot help it.’ The passer-by would not have known that Lisa was a ‘walking story’, that she had ritualised her walks in order to control the powers that lie beyond her control. Lisa was diagnosed with ‘schizophrenia’ and she suffered from delusions. When she had an acute psychosis, she needed medication to relieve her anxiety. Her personal story was considered as a symptom of her illness. That was, in a nutshell, the story of the psychiatrists of the mental hospital. Her own story was different. Lisa was the queen of the Indies and she had to have offspring to ensure that her dynasty would be preserved. She believed at that day that she was pregnant and that the magicians would come and would take away her unborn baby with a needle. To prevent the abortion, she had to take refuge in the park and carry all her belongings with her.

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